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Episode 167

Brivaël (Argil) — Hacker X avec l'IA, retweeté par Elon Musk | Comptoir IA #167

1:22:5283 min
Miniature de l'épisode — Brivaël
B

Brivaël

CTO et cofondateur d'Argil (start-up YC d'avatars IA)

Resume

Brivaël, CTO et cofondateur d'Argil, start-up Y Combinator d'avatars IA, a fait exploser son compte X : 33 000 followers en deux mois, des retweets d'Elon Musk et de Marc Andreessen. Il révèle sa méthode : pas de calendrier éditorial, un vocal Whisperflow de 2-3 minutes qui contient toute l'étincelle créative, puis Claude — nourri de 3 000 conversations — qui décompresse cette capsule en post viral. Il défend une thèse radicale : les modèles d'IA sont des commodités sans moat, Anthropic finira avalé par Amazon et OpenAI par Microsoft, et la vraie défensabilité de demain sera le goût — la « fashionisation du logiciel ». Avec Argil, il veut abstraire toute la technique de la création vidéo : le jour où un enfant de 7 ans produit un dessin animé qu'il aime, c'est gagné. Pour lui, le prochain Star Wars sera fait par un gamin dans sa chambre, l'AGI est déjà là sur la cognition, mais l'ASI n'arrivera pas car la créativité ne sort pas de la data.

Points cles de l'episode

  • 133 000 followers X en 2 mois, retweeté 4 fois par Elon Musk : la traduction automatique des tweets par Grok a ouvert son audience (un tiers française, un tiers américaine, un tiers japonaise)
  • 2Sa méthode de création : un vocal Whisperflow de 2-3 minutes = une « capsule compressée » d'idées que Claude décompresse en post — IA + humain produit en 10 minutes ce qui prenait 5 heures
  • 3Toutes les idées viennent du vocal, jamais du LLM : « l'automatisation totale ne marche pas, les LLM sont très mauvais à être créatifs » — mais les réponses aux commentaires, elles, s'automatisent très bien
  • 4Le premier buzz d'Argil : un deepfake de Marc Andreessen posté à 23h, retweeté par Andreessen lui-même à 3h du matin — c'est ce qui a contribué à l'entrée à Y Combinator et à une levée de 5 M$
  • 5Sa thèse marché : les modèles sont des commodités (« no moat »), Anthropic se fera avaler par Amazon, OpenAI par Microsoft ; ne resteront que Google et xAI
  • 6La défensabilité de demain, c'est le goût : l'exécution devient commoditaire, place à la « fashionisation du logiciel » et à une possible renaissance européenne
  • 7La vision Argil V2 : un agent qui abstrait prompting et montage — « le jour où un enfant de 7 ans produit un dessin animé qu'il aime, on a gagné » ; le prochain Star Wars sera fait par un gamin dans sa chambre
  • 8Sur l'AGI : « on y est sur la cognition », mais il ne croit plus à l'ASI — la créativité (Einstein et ses expériences de pensée) ne s'apprend pas dans la data

Transcription complete

00:13

Un invité qui a cassé X : 33 000 followers en deux mois

Nicolas GuyonBonjour à tous, nous sommes le jeudi 23 avril 2026. Aujourd'hui, j'ai l'immense plaisir de recevoir un ami, quelqu'un que j'estime beaucoup et qui fait le buzz sur toutes les plateformes, avec une start-up extraordinaire qui s'appelle Argil. J'ai déjà reçu son associé Laodis sur ce podcast. Brivaël, tu es CTO et cofondateur d'Argil, une start-up d'avatars, vous avez fait Y Combinator. Et récemment, on est obligé d'en parler, tu viens de casser X : une courbe exponentielle, peut-être 33 000 followers aujourd'hui — en combien de temps ?

BrivaëlDeux mois à peu près.

Nicolas GuyonDeux mois ! Tu es un des premiers comptes auxquels je me suis abonné sur X.

BrivaëlTu fais partie des pigeons ! Mes haters disent que mes subscribers sont des pigeons, donc sur ma bio j'avais mis que j'étais maître fauconnier. C'était une blague, je l'ai enlevée depuis.

02:31

L'IA générative, la fin du labeur et le retour du craft

BrivaëlSundar Pichai compare l'IA générative à l'invention du feu ; Bill Gates parle de deux révolutions en 40 ans, l'interface graphique et la GenAI. L'humanité a toujours créé des outils pour sortir de sa condition. La GenAI, c'est la dernière brique qui va faire sortir l'humanité de sa condition de labeur — au sens latin de « tripalium ». Les jobs du futur seront focalisés sur le goût et la capacité à faire des choix, et c'est là que l'humain est heureux.

BrivaëlJe pense qu'on va revenir à une forme de craft. Balade-toi dans Paris : pourquoi on n'arrive plus à créer cette beauté ? Nos sociétés modernes ont maximisé l'efficience et la profitabilité au prix de la beauté. L'IA va nous ramener à une forme de renaissance : faire un bâtiment moche sera une commodité, et comme dans la culture japonaise — le meilleur sushi, le meilleur sabre — tout le monde va tendre vers la transcendance et le craft absolu.

Nicolas GuyonJe partage cette vision à 100 % : l'IA n'est pas qu'un outil, elle peut travailler pour nous et nous amener à une civilisation de l'abondance qu'on n'a jamais connue.

08:19

Steve Jobs, le goût et la « fashionisation du logiciel »

BrivaëlDepuis la mort de Steve Jobs, personne n'a repris l'héritage de la connexion entre technologie et design. Dans The Lost Interview, Jobs dit du succès de Microsoft : « le seul problème, c'est qu'ils n'ont pas de goût ». Quand on prend les produits d'OpenAI et d'Anthropic, ça manque profondément de craft : des 7 sur 10 en permanence, sans cette obsession du détail. Michael Seibel nous disait à YC : « San Francisco is boring, it's not a bug, it's a feature » — le meilleur endroit pour construire, pas pour le beau.

BrivaëlMa thèse : on est en train d'automatiser l'exécution, la défensabilité ce sera le goût. Pour développer du goût, il faut être entouré de beau — il y a un vrai avantage compétitif à combiner la capacité d'exécution bourrin des Américains et le goût français. Ce que Bernard Arnault a appliqué à la mode, on va pouvoir l'appliquer au digital : les vrais produits du futur seront considérés comme des œuvres d'art. Il y aura une fashionisation du software.

Nicolas GuyonMagnifique, j'adore cette expression. On dit toujours que ce qui comptera, c'est « taste » et « agency » — fashionisation du logiciel, c'est beaucoup plus expressif.

14:49

Setup : Claude, Claude Code et la thèse du « no moat »

BrivaëlJ'utilise toujours l'état de l'art : aujourd'hui, ça reste Anthropic avec Claude et Claude Code, qui sont vraiment au-dessus. Sur les modèles, on pense que Google a raison avec son mémo « no moat » : les modèles sont comme l'eau ou l'électricité, leur prix va tendre vers le coût de l'énergie. Les business models qui wrappent ces technologies tiennent 6 à 12 mois. Mon pari : Anthropic va finir avalé par Amazon, OpenAI par Microsoft, et il ne restera que xAI et Google pour innover sur les modèles. Les VC ont l'impression d'investir dans le futur Google alors qu'ils financent la R&D des big tech.

Nicolas GuyonMoi je n'ai pas cette vision — je pense plutôt qu'OpenAI et Anthropic vont capter une grande partie de la valeur. Mais je te rejoins sur un point : on est au tout début. Comme l'électricité, qui a mis des années avant de trouver ses applications grand public.

BrivaëlSur les OpenClaw et autres systèmes sophistiqués : on a inventé une guitare il y a 3-4 ans et on ne sait pas encore en jouer. Tout le monde essaie de monter un groupe de musique et ça sonne faux. Je suis revenu à des systèmes très simples — 99 % des gens ne savent pas se servir de Claude en mode classique.

25:07

La genèse du buzz : les deepfakes de Marc Andreessen et Zuckerberg

BrivaëlOn a créé la boîte il y a trois ans, on a jeté notre premier produit, puis on s'est dit : on va faire un modèle state of the art de vidéo avatar, du lip-sync. On y est arrivés en quatre mois, et c'est ce qui nous a fait entrer à Y Combinator et lever un tour de 5 millions. On se retrouvait avec une technologie qui permettait de faire des deepfakes de n'importe qui — avec des garde-fous dans le produit, mais l'art c'est de longer la ligne sans la franchir.

BrivaëlMa première vidéo : un deepfake de Marc Andreessen qui défend les deepfakes. Je poste à 23h, 5 000 vues, 10 000, 20 000, des gens le taguent... Je me réveille à 3h du matin : Andreessen a retweeté en disant « j'autorise les deepfakes de moi, mais ils doivent me faire dire ce que j'aurais pu dire dans la vraie vie ». Ensuite j'ai fait une satire de Zuckerberg réagissant à Grok sur le ton de sa vidéo Apple Vision, avec des blagues de nerd : « de toute façon vous ne pourrez pas installer Grok, il faut des H100 et je les ai tous achetés ». Ce buzz, c'est ce qui nous a fait repartir.

Nicolas GuyonCette chronologie est importante : vous aviez déjà fait le buzz avec Argil sur la vidéo, il y a un an et demi. Tu as une vraie force là-dessus.

29:34

Pourquoi ce compte X : personal brand et traduction automatique d'Elon Musk

BrivaëlFaire du contenu pour faire du contenu, c'est masturbatoire. Moi j'avais deux objectifs : prendre un monopole sur la GenAI vidéo en France — il y a un vide, personne ne communique — et créer un personal brand pour attirer les meilleurs talents, parce que mon objectif c'est de faire une boîte qui vaudra un jour des centaines de milliards de dollars. Mon compte français avait 100 followers quand j'ai démarré en février.

BrivaëlTrois semaines après, Elon Musk et Nikita Bier sortent la traduction automatique des tweets. Mon contenu tombe dans le feed d'Elon Musk et il me retweete. Résultat : mon audience est à 30 % française, 30 % américaine et 30 % japonaise. Mon compte est devenu quasiment généraliste, il parle au monde entier.

Nicolas GuyonT'as fait un exploit. 33 000 followers en deux mois, retweeté 4 fois par Elon Musk, par Marc Andreessen... c'est complètement dingue. Et la traduction automatique t'a donné encore plus de reach, ça t'a ouvert des nouveaux marchés.

33:54

L'espéranto IA : MrBeast contre Squeezie, plus de place pour la moyenne

BrivaëlLe vrai mondialisme, ce n'est pas diluer les cultures, c'est les connecter intelligemment. Google Translate faisait de la traduction littérale ; avec Grok, ça passe par un LLM qui réadapte le ton à la culture. Pour la vidéo, ce sera pareil : je ne crois pas du tout au lip-sync de doublage, parce qu'un signal se perd — l'émotion. L'avenir, c'est de rejouer les scènes dans toutes les langues, avec un dialogue qui sonne juste au Japon comme en France.

BrivaëlLà, un MrBeast et un Squeezie seront en compétition directe. Aujourd'hui le frein est technique : le contenu de MrBeast traduit ne performe pas en France. Une fois qu'on peut rejouer la scène comme s'il avait parlé français, pour reprendre Naval Ravikant, il n'y aura plus de place pour la moyenne : si tu n'es pas la référence de ton domaine, tu seras en compétition avec le monde entier.

Nicolas GuyonTu nous emmènes loin. Je n'avais jamais pensé à ça : on croyait au lip-sync comme graal du doublage, et toi tu nous dis qu'on va faire rejouer l'intégralité de la scène. C'est vertigineux.

40:00

La méthode : un vocal de 3 minutes que Claude décompresse

BrivaëlPremier secret : l'automatisation totale ne marche pas et ne marchera jamais, les LLM sont très mauvais à être créatifs. Quand l'humain n'est pas à l'initiative de l'étincelle, ça ne marche pas. Je n'ai pas de calendrier : la créativité, c'est la réaction à l'actualité, l'idée qui te passe par la tête. J'ai appliqué à la création de contenu ce que je faisais avec le code — l'IA est un compresseur de temps.

BrivaëlAu lieu de rédiger un post avec mes petites mains pendant deux heures, je fais un vocal de 2-3 minutes avec Whisperflow qui contient l'intégralité du signal et de l'étincelle créative. Une capsule compressée. Sur Claude, je dois avoir 3 000 conversations : il connaît ma structure cognitive, mon ton. Aucune idée du post ne vient de lui, tout est dans le vocal — l'IA décompresse. IA + humain produit en 10 minutes le même contenu qu'en 5 heures : c'est complètement con de ne pas s'en servir. Dire « moi je n'utilise pas l'IA », c'est dire « moi je ne prends pas la voiture ».

BrivaëlLaurent Alexandre, qui est un ami, m'a dit « ne dis pas que tu fais du contenu avec de l'IA ». Moi je lui ai conseillé l'inverse : je veux le Laurent Alexandre 100x — ses bouquins écrits en une journée au lieu de deux mois, et ça resterait du Laurent Alexandre.

51:46

Faits, haters et l'offre de coaching à 997 €

BrivaëlIl y a les convictions, et il y a les arguments. La loi de Brandolini dit qu'il est plus dur de démonter un argument fallacieux qu'une vérité : souvent on perd le débat par manque de faits. Moi je me sers de l'IA pour aller chercher ces faits — sur l'économie, l'école autrichienne, Hayek et La Route de la servitude. Et il y a un truc qu'on peut automatiser : les réponses. Avec le contexte de mon post et de la réponse, je dis « réponds » et c'est le coup d'échec parfait.

BrivaëlLes attaques ad hominem, je bloque direct — c'est l'équivalent des moustiques, j'ai fermé la fenêtre. J'ai fait une offre de coaching avec un prix d'ancrage à 997 € en sachant que ça allait faire rager. Ce qui me fascine, c'est que ça choque : dans l'écosystème IA, des conférences à 5 000 ou 10 000 euros, c'est parfaitement normal. Je crée du chiffre d'affaires, je vais payer des impôts dessus. Si tout le monde se disait « tu as une expertise, tu crées une offre », on ferait repartir la croissance.

Nicolas GuyonC'est la rançon du succès. Merci de nous partager cette construction qui cartonne — maintenant je veux absolument qu'on parle d'Argil et du futur de la vidéo.

59:37

Argil : abstraire la technique pour qu'un enfant de 7 ans fasse un dessin animé

BrivaëlAvec mon associé Laodis — rencontré il y a dix ans chez Teads, la boîte de Loïc Soubeyrand — on veut créer le meilleur outil pour donner à des gens qui ont des choses à dire, sans expertise technique, la capacité de raconter des histoires. On aurait pu bourriner et faire beaucoup de CA, mais on ne veut pas 200 millions d'ARR sur un business model qui s'écroule dans 6 mois. Aujourd'hui, les produits GenAI excluent 99 % de la population : il faut apprendre à prompter, ce qu'est une image de référence, une first frame... C'est un enfer de chaîner 15 000 outils.

BrivaëlNous, le jour où on met un enfant de 7 ans devant Argil et qu'il arrive à produire un dessin animé qu'il aime, on a gagné. Ça passe par abstraire complètement le prompting — faire ce qu'Apple a fait avec les interfaces graphiques, mais pour la GenAI. Notre agent regardera ton podcast, te proposera les 20 shorts les plus intéressants, fera le découpage, l'editing, ajoutera un avatar d'intro... sans que tu saches qu'il faut un speech-to-text puis un LLM puis CapCut.

Nicolas GuyonDonc vous allez beaucoup plus loin que le simple avatar : c'est l'expression vidéo accessible pour tout le monde. Avec Gilles, on forme les gens là-dessus — c'est technique, c'est un énorme investissement, ce n'est pas un produit grand public aujourd'hui.

1:06:47

Le futur de la vidéo : Seedance 2, Veo 4 et le prochain Star Wars fait par un gamin

BrivaëlLes LLM, c'est la CLI : on n'a pas encore inventé l'interface graphique. Le Xerox PARC d'aujourd'hui, c'est OpenAI et Anthropic — ils inventent des technologies mais sont incapables de faire des bons produits. Quand j'intègre un modèle dans Argil, j'ai un process scientifique : « fais-moi 2 secondes de rouge, 2 secondes de jaune » pour tester le contrôle. Seedance 2 commence à toucher du doigt le contrôle, mais le premier modèle qui va taper très fort, ce sera Veo 4 de Google : le vrai premier modèle multimodal texte-audio-vidéo en entrée et en sortie.

BrivaëlIl faut arrêter de croire au « prompt to film » : déléguer tous les choix à l'IA donne une bouillie générique. Par contre « aide-moi à développer le lore, les personnages », ça compresse le temps. Notre thèse : le prochain Star Wars sera fait par un gamin dans sa chambre. Ce qui coûtait des centaines de millions coûtera quasiment zéro, et la défensabilité sera la capacité à faire des bons choix. Les IP resteront : Matthew McConaughey a compris, il scanne déjà sa voix et son image. Demain, une boulangerie dans la Creuse pourra payer 100 balles pour que Brad Pitt fasse sa promo — et Brad Pitt gagnera plus qu'aujourd'hui.

Nicolas GuyonEt vous sortez un nouveau produit bientôt ?

BrivaëlOn a onboardé en interne notre agent : tu as une idée de vidéo en tête, tu parles avec l'équivalent de quelqu'un qui sait monter, dérusher, créer. La semaine prochaine, tu auras un petit early access.

1:15:21

AGI, ASI et Retour vers le Futur

Nicolas GuyonDeux dernières questions, tu les connais. AGI, on y est ou pas ?

BrivaëlPour moi, on y est sur la cognition — d'accord avec Jensen Huang. L'AGI, c'est la capacité de reproduire la cognition humaine déjà explorée. Par contre, j'ai complètement changé d'avis : j'étais singularitariste, je ne crois plus à l'ASI. Le geste juste, le bon choix — deux notes de musique, deux ingrédients — il n'y a pas de dataset pour ça, le vrai signal c'est le ressenti humain, quasiment animal. Einstein arrive à la relativité non par la data mais par les expériences de pensée. On ne peut pas être créatif à partir de la data. 99 % des jobs sans créativité seront automatisés — ça, c'est l'AGI, on y est — mais faire avancer le Schmilblick, c'est autre chose. Je crois à l'hybridation homme-machine, pas à la singularité.

Nicolas GuyonDernière question : ton livre, film ou jeu vidéo de science-fiction ?

BrivaëlMon film préféré a toujours été Retour vers le Futur. Je crois au libre arbitre : Biff Tannen et le père de Marty McFly changent par rapport aux choix qu'ils font. C'est quand on pense que tout est foutu que tout est foutu — et quand on pense que tout peut se régler, tout se règle.

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Nicolas Guyon

Formateur IA & Expert en Intelligence Artificielle Generative

Animateur du podcast Comptoir IA (160+ episodes, 50 000 ecoutes/mois), intervenant BFM Business et ambassadeur du Plan National IA, Nicolas accompagne les entreprises et les independants dans leur adoption de l'IA generative pour transformer leur activite. Ses formations IA en entreprise couvrent les fondamentaux de l'intelligence artificielle jusqu'aux cas d'usage avances de l'IA generative.

Ses clients : Hermes, Naval Group, ERAM, Arkopharma, Puig, CESI, SANEF...

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