Episode 149
Jeremy Lacoste | Comptoir IA #149
Jeremy Lacoste
Directeur General d'Eskimoz France, expert SEO/GEO
Resume
Jeremy Lacoste, DG d'Eskimoz France et expert SEO avec 15 ans d'experience, revele sur Comptoir IA que 70% des gens ne cliquent jamais apres une reponse ChatGPT. La demande de contenu IA dans les appels d'offres est passee de 0 a 75% en 6 mois. Le trafic IA des clients Eskimoz a triple en 2025 passant de 0,22% a 0,76%, avec un taux de clic de seulement 1% sur ChatGPT contre 30% sur Google. Le zero-click represente deja 60% des requetes Google. ChatGPT perd 2 euros pour chaque euro gagne et prevoit de monetiser les utilisateurs gratuits par la pub des 2026. Eskimoz a cree 15 agents GPT et un outil mesurant la visibilite des marques dans les LLM. Jeremy estime qu'il faut 10 ans pour que les ruptures technologiques impactent l'emploi. Il recommande les films francais Dalloway et Chien 51.
Points cles de l'episode
- 170% des utilisateurs ne cliquent jamais apres une reponse ChatGPT - le zero-click domine
- 2La demande de contenu IA dans les appels d'offres est passee de 0 a 75% en 6 mois
- 3Le trafic IA a triple en 2025 (0,22% a 0,76%) mais le CTR ChatGPT est de 1% vs 30% Google
- 4ChatGPT perd 2 euros pour chaque euro gagne - monetisation pub prevue des 2026
- 5Eskimoz a cree 15 agents GPT dedies a des cas d'usage SEO specifiques
- 6Le contenu IA a un potentiel de ranking legerement inferieur et plus volatil que le contenu humain
- 7Le robot humanoide NEO sera disponible a 499$/mois ou 20 000$ a l'achat en 2026 aux USA
- 8Il faut environ 10 ans pour que les ruptures technologiques impactent significativement l'emploi
Transcription complete
Presentation de Jeremy Lacoste et Eskimoz
Nicolas GuyonSalut Jérémy !
Jeremy LacosteSalut Nicolas !
Nicolas GuyonAlors bonjour à tous, aujourd'hui nous sommes donc le mercredi 29 octobre 2025 et j'ai le plaisir de recevoir dans le podcast Jérémy Lacoste d'Eskimoz. Jérémy, c'est un vrai plaisir. Tu es peut-être une des stars françaises du GEO. En tout cas, c'est un des sujets qu'on veut absolument aborder avec toi aujourd'hui. On a commencé à en parler un petit peu dans un épisode précédent, mais peut-être plus sur des questions de marque. Aujourd'hui, Eskimoz, acteur incontournable du SEO. On est très curieux de savoir aujourd'hui Qu'est-ce que vous faites sur le GEO ? Comment ça se passe ? Quelles sont les tendances ? Si tu peux nous donner quelques vrais conseils pratiques, parce qu'on est un petit peu perdus tous à ce niveau-là. Normal, on est sur quelque chose d'expérimental, mais les recours qu'on a, c'est plutôt bon, il faut être bon sur Wikipédia ou sur Reddit pour bien remonter dans le ChatGPT. Je suis certain qu'un expert comme toi a des recours beaucoup plus fines à nous donner. En tout cas, merci d'être ici. Merci pour l'invitation. Jérémy, aujourd'hui tu diriges Eskimoz. Ça fait combien de temps que tu es dans la boîte et dans cet univers du SEO et maintenant du GEO ?
Jeremy LacosteJe suis arrivé en janvier de cette année pour prendre la direction générale de la partie France. C'est un groupe européen. Ça fait 15 ans que je travaille dans le marketing digital, une partie en agence dans laquelle j'ai fait mes armes, une partie chez annonceurs. Ça permet d'avoir une vision complète des points de tension, de friction et des attentes des deux parties pour essayer de réunir le meilleur des deux mondes.
Nicolas GuyonExcellent. Donc tu es arrivé après ChatGPT. Est-ce que pour toi il y a eu un mouvement avant ou après ChatGPT ? Comment est-ce que tu vis cette révolution ?
Jeremy LacosteDans le métier, effectivement, ChatGPT c'est le 2022 si je ne dis pas de bêtises. C'était un objet de curiosité, d'amusement personnel. C'est devenu un enjeu opérationnel cette année dans le métier du marketing. Avant, il n'y avait pas de business, pas de marché. On ne faisait pas, on s'amusait. Quand je suis arrivé en janvier, Un des métiers sur lesquels on opère, c'est la production de contenu. La production de contenu a vocation à être indexé sur Google et donc à rendre visible le site du client sur Google. Historiquement, ce contenu-là est produit par des rédacteurs. Très vite, on a proposé de dire qu'une partie de ce contenu peut être produit par des outils d'IA, que ce soit la partie brief, création du squelette, la partie planning ou la partie rédactionnelle. En janvier, sur Q1, il y avait une réticence assez forte du marché. Il y avait très peu d'acteurs qui disaient « Ok, on se lance là-dessus ». Six mois après, changement complet de mentalité, et là, franchement, sur trois quarts des appels d'offres, c'est même une condition sine qua non de dire, proposez-nous du contenu produit par l'IA. Donc en six mois, et c'est vrai qu'on dit que ça va vite, mais là, c'est factuel, en six mois, il y a un shift qui s'est opéré. Et le deuxième shift qui s'est opéré, c'est à partir de l'été. Dans 100% des appels d'offres auxquels on est sollicité, donc nous, on est sollicité beaucoup sur les pratiques de visibilité sur les moteurs de recherche classiques, Google, etc., on a toujours une ligne qui se rajoute en disant je veux également être visible sur la partie géo ou sur charge dpt en tout cas c'est formalisé de cette façon qui fait qu'aujourd'hui ça devient quand même un élément assez incontournable dans le schéma d'attente et d'intervention finalement des agences comme la main.
Nicolas GuyonMais ce que tu dis c'est très intéressant parce que en vrai les premiers moi je qui se sont saisis, je l'ai vu, les premiers qui se sont saisis de ChatGPT, c'était les ghostwriters, les copywriters, ceux qui vraiment, alors excusez-moi pour l'expression, mais qui, entre guillemets, presque pissaient du texte, enfin voilà, eux ils sont arrivés très très tôt sur ChatGPT. Ils étaient déjà presque sur GPT2 ou sur des outils comme Rately, qui utilisait des modèles GPT avant ChatGPT. Et ensuite après il y a eu, tu parlais de vagues, il y a eu aussi une petite vague où on disait non mais on ne veut pas s'en servir ou ça ne marche pas suffisamment bien ou alors même il y a eu des bruits à une époque comme quoi le contenu de ChatGPT était détecté par Google et que en fait ça nous faisait, ça faisait baisser dans le PageRank et dans l'algorithme. Ça donc on en est revenu quoi en fait.
Jeremy LacosteOn en est revenu et en fait il y a, alors pourquoi effectivement, pourquoi les Ghostwriters en sont en pareil c'est parce que Ils ont un enjeu de scale. Grâce à cet outil, ils peuvent gérer 10, 20 clients. Cela permet aussi de baisser les barrières à l'entrée pour leurs clients. L'agence Search, c'est 250 personnes, 1 000 clients actifs. L'enjeu est de croître et de proposer une prestation de qualité. Les annonceurs avec un blocage mental qui n'existe plus. Est-ce que je suis prêt à déléguer, externaliser ma production de contenu à une IA dont je ne maîtrise pas les tenants et aboutissants et dont je n'ai pas la main mise sur l'arc narratif qui va être proposé ? Le deuxième blocage, c'est que Google.
Nicolas GuyonÀ.
15 ans d'experience en marketing digital
Jeremy LacosteLa manière de comment communique Google, c'est-à-dire toujours de façon hyper cryptique, c'est quand même de dire, bon, le contenu, il y a, on va peut-être le pénaliser, ou en tout cas, on va peut-être lui accorder un niveau de crédibilité qui va être moins qu'un contenu humain. Ça, il en sera revenu. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Et aujourd'hui, finalement, ce que dit Google, c'est dire, on va juver de la qualité intrinsèque du contenu, peu importe la manière dont il a été produit. En revanche, moi, ce que je constate, d'après nos chiffres, et il y a une étude qui est parue aussi là-dessus, c'est que le contenu IA aujourd'hui a un potentiel de ranking à la fois qui est un peu moins bon que le contenu humain et surtout un peu plus volatile. Ma conclusion, ce n'est pas que ce contenu-là est intrinsèquement nul, c'est que je pense qu'on est moins exigeant aujourd'hui. avec du contenu IA qu'avec du contenu humain. Je le vois bien, moi, avec les annonceurs avec lesquels on travaille. Sur du contenu rédactionnel, ils vont faire beaucoup de retours, etc., ils vont être très minutieux, et le rédacteur va être beaucoup changé, et nous aussi, on va beaucoup changer. Sur du contenu IA, on va être peut-être un poil moins regardants. Et donc, à la fin des fins, effectivement, on a peut-être quelque chose qui est un peu différent en termes de qualité, mais je pense qu'il est moins lié à l'outil plutôt qu'à l'usage qu'on en fait, et en tout cas à la qualité de retour et la pression qu'on lui met.
Nicolas GuyonAlors, merci Jérémy, donc ça permet de rappeler à tous nos auditeurs, mais ils le connaissent, à nos spectateurs maintenant, parce qu'on se déplace à fond sur YouTube, ils connaissent la règle, la relecture systématique des contenus qui sont générés par l'IA. Et peu importe ce qu'on veut en faire, il faut forcément que ce soit quand même relu par un être humain. J'aime bien quand tu me parles de la stratégie de Google un peu cryptique, qu'on a pu connaître sur les changements d'algorithmes, et tu connais ça mieux que moi, de PageRank, depuis une époque, ça devait être Google Panda, pour les plus anciens. Et en vrai, en y réfléchissant, en parlant avec toi, je me dis que C'est tout à fait possible qu'il y ait une petite stratégie défensive de Google pendant quelques mois sur les contenus générés quand ils avaient un peu du mal à trouver leur place, leur marque par rapport à ChatGPT. C'est sûr que dire ça, grosso modo, ça pouvait un petit peu, en tout cas, freiner le développement de ChatGPT.
Jeremy LacosteAprès il y a un chiffre qui est tombé il y a une semaine ou deux qui dit que grosso modo aujourd'hui plus d'un contenu sur deux qui est indexé sur le web est aujourd'hui produit par l'IA et on sait que les moteurs et les LEMS en fait ils sont alimentés par d'énormes bases de données. Leur base de données c'est notamment l'index internet et donc si cet index internet passe du contenu 100% humain à de plus en plus de contenu finalement généré par l'IA Je fais même l'hypothèse ailleurs, c'est que je pense que peut-être que dans un an, deux ans, trois ans, ça sera presque un handicap d'avoir la rédaction humaine parce qu'elle ne correspondra pas aux schémas d'interprétation et aux modèles de données sur lesquels travaillent finalement Chad JPT, Gemini et compagnie.
Nicolas GuyonAlors ça, peut-être que tu nous ouvres une porte passionnante et on va en reparler tout à l'heure. Mais tu as raison, par contre, de rappeler qu'il y a cette étude qui est sortie sur des contenus textes, 65 000 articles analysés. On vient de comprendre qu'on était passé de l'autre côté. Il y a plus de contenus qui sont générés par l'IA que de contenus qui sont réalisés par l'être humain. Et donc ça, c'est Une période, un grand switch, en effet. Ça, c'est assez phénoménal. Jérémy, question traditionnelle. Je recommande à tout le monde de te suivre sur LinkedIn, sur les réseaux sociaux. T'es excellent. Moi, je m'informe beaucoup grâce à ton contenu, en tout cas sur ces sujets GEO. Mais quels sont, toi, les outils que tu utilises au quotidien sur l'IA ? Quels sont tes outils préférés ? Et est-ce que tu as un petit secret à nous révéler par rapport à ça ? Et au niveau Eskimos, si tu peux nous dire ce que vous utilisez.
Jeremy LacostePlusieurs typologies d'usages. Sur la partie perso, je suis assez friand de la GPT, j'utilise beaucoup. J'ai un enfant, un deuxième enfant. Sur la partie médicale, comme tous les parents, je suis un peu stressé sur quand est-ce qu'il faut passer à la diversification, pourquoi il y a une tâche rouge qui vient de se développer sur le front, etc. Je trouve que l'outil, le niveau de réponse, et assez phénoménal en termes de qualité, et surtout il y a beaucoup de guillemets, c'est-à-dire qu'il prend beaucoup de précautions, etc. Et ça, j'aime bien. C'est-à-dire que ça permet effectivement d'éviter le côté panique moral qu'un jeune parent peut avoir comme moi.
Nicolas GuyonEt Fidji Simo a dit récemment, la nouvelle boss des applications, qu'en plus, le médical qui ne traitait pas trop avant, qu'aujourd'hui il ne s'interdisait plus du tout de le traiter, au contraire, que c'était une vraie piste de développement, donc qu'on pouvait compter de plus en plus sur ChargeGPT pour nous aider.
Jeremy LacosteJe ne sais pas si on peut dire copier mais je trouve qu'ils prennent un peu la tangente qu'a prise Claude de dire qu'on va se verticaliser sur des industries très fortes et essayer de taper le B2B. En tout cas, je pense que c'est un bon axe de dire qu'on a une IA générative, un peu grand public, un niveau de qualité assez phénoménal. Mais on va quand même essayer d'aller taper différentes industries. Je pense qu'il y a une industrie de l'emploi sur laquelle ils veulent monter. C'est une bonne approche. Pour répondre à ta question, sur la partie pro, j'utilise un bundle de GPT, Gemini et Cloud. Gemini très fort parce que c'est du Google. Une de mes fonctions, faire en sorte que les marques soient visibles sur Google à la fois en organique et en paid. Et je trouve que sur ce type de Roco, c'est le modèle qui a le meilleur niveau de qualité de réponse, c'est Google. On demande à Google comment être visible sur Google, forcément ça fait des étacelles.
Nicolas GuyonOn le savait, mais c'est ce que je conseillais aux clients. On disait, oui, Google, en effet, c'est eux qui ont le PageRank, c'est eux la grande bibliothèque du monde. Mais toi, tu le ressens sur ton analyse.
Jeremy LacosteSur la batterie SIO.
Nicolas GuyonSur la batterie SIO, par exemple, je demande à Google, tu considères qu'il est meilleur que celui de cette GPT aujourd'hui.
Jeremy LacosteSur la partie SEO, c'est kiff kiff. Sur la partie SES, c'est le jour et la nuit. Gemini, 100 fois meilleur que ChargePT sur la profondeur et la précision des recommandations. C'est mon outil incontournable et sur lequel on va brancher pas mal de workflows d'automatisation. Et après on a eu la partie Claude aussi. Claude très fort sur la partie code, là-dessus je pense que tous les invités le disent. Et nous on a une application propriétaire, on a créé huit outils. Donc les devs aujourd'hui bossent huit jours avec Claude. Enfin plutôt la journée pas la nuit, même s'ils ont tendance effectivement à être flexibles dans leur façon de travailler. Et Claude on l'utilise beaucoup sur la partie...
70% ne cliquent jamais apres une reponse ChatGPT
Nicolas GuyonTrès fort sur la partie code t'as dit ?
Jeremy LacosteCode, code pardon.
Nicolas GuyonAh oui oui bien sûr.
Jeremy LacosteLa génération code.
Nicolas GuyonOui oui parfait.
Jeremy LacosteOn va intervenir sur la recommandation de parcours client. Avant on faisait des recommandations avec des fichiers Excel. très classique, un peu poussiéreux presque, en disant, ah tiens, telle page, il faut changer, etc. Il faut enlever une étape du tunnel, etc. Là, on le dit, et en fait, on l'exemplifie avec le partage du one frame qu'on génère depuis Close, ce qui fait que le client, il voit sa page optimisée avec nos recommandations avant même qu'il n'y ait intérêt. Et en plus, ça nous permet de se projeter, de dire, ah oui, ce n'est pas con ce qu'il propose en termes de recommandations. Et donc ça, ça nous permet de de proposer l'expérience un poil plus premium que ce qu'on faisait avant.
Nicolas GuyonAlors ça c'est ça c'est fascinant Jérémy parce que moi comme toi donc j'ai travaillé aussi sur des wireframe et je sais que c'est quelque en vrai c'est quand même quelque chose qui pouvait être assez fastidieux alors il y avait un côté fascinant plaisant on avait l'impression d'être un peu des architectes d'une page internet mais c'est vrai que ça prenait des plombes. C'est Claude avec les dashboards interactifs qui te fait le wireframe ? C'est ça que tu utilises ?
Jeremy LacosteOn a créé un GPT sur version cloud. On a un protocole de différentes questions, l'objectif, la page, comment se positionne le client, etc. On a intégré aussi les MCP. parce qu'on ne veut pas travailler sur de la donnée fictive, on veut travailler sur les données marchées qui sont partagées sur la partie SEO. Donc on va intégrer les MCP, CM, REH, SimilarWeb, qui sont des outils SEO qui nous permettent des données. Et en fonction de ça, on va intégrer l'URL en question, l'objectif de la page, et lui dire les cinq directions artistiques, slash UX, qu'on veut donner à cette page. Et il nous génère effectivement cette proposition de RearFrame.
Nicolas GuyonOui, mais ça c'est excellent. Alors, il y a une fonctionnalité que peut-être tu connais, mais je trouve qu'on en a très peu parlé. C'est justement, tu parlais de MCP, mais il y a un MCP Figma avec Cloud. Alors, je ne sais pas si tu as vu ça, mais là, c'est assez incroyable. Ça veut dire que là, tu peux demander à Cloud avec le MCP Figma de te reproduire à l'identique n'importe quel site. Et grâce à ce MCP Figma, en fait, il est capable de de tout comprendre sur le site, le HTML, le CSS, les images, et moi je l'ai testé sincèrement. tu peux arriver à 90-95% de copies exactes sur une page internet, c'est fou.
Jeremy LacosteEt après ce qu'on utilise, c'est un outil qui s'appelle GenSpark, qui est un outil qui permet d'automatiser la production de slides. Nous c'est un enjeu d'une agence, comme un cabinet de conseil, on produit énormément de slides très chronophages, qui n'est pas très stimulante intellectuellement pour la majorité des collaborateurs. partager une roadmap, partager des 3 quick wins, etc. Et donc on utilise James Park pour faire gagner un temps fou à la fois à la fonction commerciale et à la fonction consultante et à la fois à la fonction design. Avant c'était le commercial, le consultant qui faisait les slides et après il y avait une repasse design. Là aujourd'hui il balance ses 3 idées, etc. et la structuration, t'as une première couche qui est formalisée et puis après t'as le design qui repasse avec son coup de pinceau. Mais là on gagne en réactivité et en qualité qui est de toute façon assez incroyable.
Nicolas GuyonAh mais c'est phénoménal et tu vois j'en parle beaucoup ici. Je pense que GenSpark est un outil dont on ne parle pas assez. C'est peut-être aussi une boîte quasiment sous-valorisée. On avait parlé de Manos à une époque, un super agent. GenSpark c'est extraordinaire. Quand OpenAI et HLGPT nous disent qu'ils font des PowerPoints, ou même Cloud fait des PowerPoints, ce n'est pas au niveau de ce que GenSpark peut faire. James Park, on arrive gamma, on disait c'était le stagiaire un petit peu de la réalisation de présentation ou celui qui sort d'école de commerce. James Park, en vrai, si tu le promptes bien, tu peux arriver sur quelque chose qui prendrait deux semaines à la fois sur le contenu et sur la forme. on code les slides, donc il n'y a pas de limite de template, c'est phénoménal. Et donc là, entre les slides dont on nous parle et les wireframes, en vrai c'est sûr que je vois un gain de temps colossal chez toi.
Jeremy LacosteC'est ça, et puis pour répondre à ta question, tu m'as posé la question sur Eskimos, globalement aujourd'hui on a, donc moi je suis arrivé en janvier, en mars, j'ai pris la décision de créer des référents GPT dans chacune des équipes. Avant, c'était de la bricole. Tout le monde testait dans son coin, mais il n'y avait pas de gouvernance, d'ambition groupe. Maintenant, on a 8 BU. Dans chaque BU, il y a un référent GPT. On a sanctuarisé du temps. On a enlevé de la prod une partie de sa semaine. La personne doit bosser sur la création d'agents GPT qui doivent répondre à différents use cases. Aujourd'hui, on est en octobre, ça fait 6 mois à peu près. on a sorti une quinzaine d'agents GPT qui répondent finalement à des use cases très précis, alors ça peut être des use cases très macro type audit flash, audit flash SEO, mais également sur un GPT par exemple sur l'automatisation du bref édito, la production de panier édito, la production de contenu édito, la production de persona, la modification en masse de milliers de pages sur des sites e-commerce, la création de maillages internes, etc. On a une quinzaine de cas d'usage qui aujourd'hui tournent et sont en production chez un certain nombre de clients. Ça nous fait gagner à la fois en temps, mais mon objectif, c'est que je vois l'IA, pas tant comme un gain de temps. Des fois, il peut y avoir des calculs un peu pragmatique de ressources en disant ce que je fais avec l'IA c'est avant je jouais avec deux personnes. Moi honnêtement mon enjeu il n'est pas tant là, il est plutôt de dire à quel point ça m'a importé de délivrer une qualité de service supérieure à ce que je faisais avant. Et donc ça je pense c'est une vision plutôt long terme que j'essaie d'avoir en disant tous les stacks technologiques et techniques que l'on crée Ça va nous permettre de garder les clients plus longtemps et surtout d'aller attaquer des prospects qu'on n'avait pas et sur lesquels il y avait un plafond de verre pour X et Y raisons. Donc là on va proposer une qualité vraiment supérieure.
La demande de contenu IA passe de 0 a 75% en 6 mois
Nicolas GuyonExcellent, merci de nous partager ces GPT. Avant j'adorais, il y avait un exemple, c'était Moderna. On disait qu'ils sont allés à fond, ChatGPT, ils ont fait un énorme accord OpenAI. On te disait que les équipes de Moderna avaient créé 700 GPT. Quand je fais des formations, quand j'arrive à faire créer un GPT par une équipe, c'est un peu le Graal. C'est une question de philosophie aussi, et sans être dans le remplacement, leur montrer qu'on peut automatiser quelques tâches et gagner énormément de temps et de qualité. Moi, par exemple, pour faire des résumés de mes podcasts, j'ai un GPT qui me fait vraiment tout ce que je veux là-dessus. Je repasse dessus 10 minutes, 15 minutes à chaque fois pour fine-tuner et améliorer les choses, mais quand on a un GPT qui fonctionne bien, on ne revient plus en arrière.
Jeremy LacosteJ'ai l'impression que l'enjeu n'est pas technique. C'est un taux d'adoption. Ces agents existent. Là où je bute encore un peu, c'est de faire en sorte que l'ensemble de l'organisation s'empare de ces outils. Et je vois bien qu'il y a des résistants, c'est-à-dire qu'il y a des profils qui sont hyper preneurs, demandeurs, qui tout de suite, ah super j'ai un nouvel outil qui va m'aider dans ce que je produis, qui va me faciliter mon travail, qui va me permettre surtout d'être meilleur dans ma... et eux vont être marqués. Et à l'inverse, il y a des profils, comme toutes les organisations, qui freinent des cas de faillite. Je pense qu'il est vraiment là mon enjeu de dire comment j'embarque une direction, un collectif sur ce niveau-là. Et le deuxième point qui est assez changeant, c'est que grâce à l'arrivée de cette rupture technologique, Il y a des profils qui émergent, notamment des profils très juniors qui n'ont pas de tout d'a priori, qui sont assez neutres vis-à-vis de la technologie, et qui ont dit que c'est un outil qui va permettre de gagner en efficacité, en robustesse, en précision, et qui aujourd'hui ont été promus chez nous face à des profils plus seniors, plus en maîtrise, qui ont plus l'habitude de gérer les clients, mais qui ont peut-être moins ces talents d'aller vers le nouveau. C'est intéressant parce que ça redistribue aussi un peu l'écart, je trouve, dans les organisations.
Nicolas GuyonAh bah tu fais bien de nous dire ça, c'est plutôt rassurant par rapport à tout ce qu'on entend sur les jobs entry levels qui sont menacés. On pourrait presque quasiment parler de temps en temps, on peut parler d'une génération sacrifiée, on a peur de ça en tout cas. Donc c'est très positif que tu nous donnes cette information. Jérémy, petite question pour toi aussi. Tu es très bien placé pour le savoir. On veut du croustille, on veut de l'info. Quelles sont les marques qui prennent les devants ou qui te semblent ressortir le mieux aujourd'hui dans le GEO avec tout ça de GPT ? C'est quoi les marques que tu as en tête par rapport à ça, que tu accompagnes ou pas ?
Jeremy LacosteJe vais te déçoir, il n'y a pas beaucoup de marques aujourd'hui qui ont pris les devants. C'est-à-dire qu'aujourd'hui on est encore au stade embryonnaire où on se pose des questions. C'est identifié par tous les annonceurs que c'est un sujet pérenne qui est là. pour la durée. On n'est pas sur le Web3, on n'est pas sur la blockchain, on n'est pas sur le metaverse, on est vraiment sur un sujet de transformation et de rupture technologique très fort. Donc ça, quand même prise de conscience. Et après, on est dans l'entre-deux pile où, il y a un philosophe qui disait, l'ancien monde se meurt et le nouveau monde tarde à arriver. Et là, on est typiquement dans cet entre-deux où les marques, notamment les marques françaises, je ne refais pas le contexte économique, politique, qui n'est pas le plus optimiste pour nous. Elles n'arrivent pas encore à franchir l'étape de dire qu'on est prêt à sanctuariser du budget pour se lancer sur ce nouveau canal et surtout à sanctuariser des ressources. Aujourd'hui, on a quand même une cinquantaine de clients juste sur ce canal-là. mais on est vraiment sur du POC, des premières actions, on commence à mesurer, à itérer, on fait un test, etc. On n'est pas encore sur une roadmap et une stratégie denses et ambitieuses comme on peut l'avoir sur le SEO sur lequel effectivement c'est un marché très mature. Donc la bonne nouvelle c'est que je pense qu'à l'époque, on est en 2018 pour TikTok, la moindre marque qui se lance, Pour le minimum d'efforts elle va être numéro 1 très rapidement. Et à tel enceinte qu'on a sorti des baromètres géo sur 9 industries il y a 2-3 semaines.
Nicolas GuyonJ'ai vu, j'ai vu, bien sûr, bravo.
Jeremy LacosteC'est 1200, donc on a passé l'été, tu vois, t'es studio notamment l'équipe marketing chez nous, on a invité 1200 marques et en fait les marques leaders elles le sont mais un peu à leur dépense, c'est-à-dire sans en avoir pensé leur stratégie. Je prends l'exemple du prêt-à-porter, le prêt-à-porter c'est un secteur sur lequel il y a beaucoup de concurrence, les marques sont très visibles et les marques qui sont très visibles sont les marques Dans le sportwear, c'est les Adidas, les Nike. Ce sont des marques qui n'ont pas lancé de roadmap proactif pour être visible. C'est parce qu'elles sont incontournables, elles sont top of mind et donc forcément elles ressurgissent. À l'inverse, il y a des secteurs qui sont très frileux. Banque Assurance, secteur média aussi. Il y a beaucoup d'acteurs. On a sorti Marouette qui m'ont contacté en direct en disant « Jérémy, pourquoi mon média est identifié alors que nous on a refusé ? Sauf » qu'ils n'ont pas compris la différence entre le fait d'être cité et le fait d'être sourcé. Si tu refuses, si tu indiques que tu ne veux pas que tes robots passent sur ton site, tu ne deviens pas une source. Par contre, il n'empêche que tu peux quand même être cité par une source tierre qui elle accepte les robots GPT. Donc il y a aussi un peu une déconnaissance sur comment on fonctionne autant.
Le trafic IA triple en 2025 : de 0,22% a 0,76%
Nicolas GuyonSur Google... Attends, une source tierre ? Non mais parce que ça c'est très intéressant, enfin je connais cet exemple, j'ai formé pas mal de médias et en effet j'en ai vu beaucoup il y a deux ans. qui s'enorgueillissaient. Les équipes techniques disaient non mais nous on vous rassure on bloque les robots donc chaque GPT ne s'entraîne pas sur notre contenu.
Jeremy LacosteC'est une position morale quoi quasiment.
Nicolas GuyonExactement et ça correspondait à un moment où ils voulaient surtout aussi sortir une charte de l'IA en tant que journaux, que quotidien. Est-ce que tu peux nous faire la distinction sur le fait d'être cité ?
Jeremy LacosteJe prends l'exemple d'un média quotidien situé à gauche qui m'a dit qu'il était top 5 dans les marques citées alors même qu'on bloque les robots. Sauf qu'il n'y a pas de crawl qui est fait par ces LLM sur leur site. Ils ne sont pas une source de vérité. ces élèves y vont bien sur d'autres sources. Et donc, s'ils ne vont pas sur ce média, ils vont peut-être sur Le Monde, sur le Figaro, sur Wikipédia, comme tu disais, ou sur des forums, etc. Et sur toutes ces sources-là, peut-être que ce média-là est cité parce qu'ils ont publié l'enquête, etc. Et donc, grâce à la force finalement de leurs confrères, ils sont quand même apparus dans le top 3 ou dans le top 5 de notre classement. Donc c'est intéressant de dire on va pas jouer le jeu mais finalement à la fin de défense on trouve quand même à jouer le jeu d'une façon indirecte, la visibilité sur les... Ah oui.
Nicolas GuyonOui, mais alors tu vois c'est une phrase d'Ilias Uskever que j'aime beaucoup là-dessus, ancien Chief Scientist d'OpenAI, et je pense qu'elle s'applique à ce que tu dis là, c'est, il dit, l'IA c'est comme la politique. Tu peux dire que tu ne veux pas t'en occuper, que tu t'en fous, mais il y a un moment, tu vas voir par rapport à l'école de tes enfants ou la signalisation dans ta rue, quoi, si tu veux, ça va te retomber dessus cette politique. Et je pense que l'IA c'est un peu pareil par rapport à ce que tu décris. C'est tellement important, tellement puissant, tellement autour de nous que même avec un effet indirect, en fait, le GPT va avoir un impact sur nos Super, super intéressant. Jérémy, pendant qu'on parle de ça, des marques, tu disais, mais moi, j'aime bien aussi ce que tu dis. Tu as raison de dire qu'on est en train de passer de l'expérimental à se mettre en ordre de marche, parce qu'il y a plein de gens qui ont peur et qui sont justement qui s'arrêtent, qui n'y vont pas en se disant qu'ils ont quasiment déjà raté le départ sur cette course de l'IA. Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. On est passé du bricolage, on commence à se poser vraiment des questions et à y aller. Et on est en train de vivre ce moment-là. Donc ça, je suis tout à fait d'accord avec toi. Donc les marques, au final, les marques qui remontent bien, c'est les marques connues qui avaient un bon SEO, qui faisaient déjà un travail. Donc ça, on voit qu'elles remontent dans le ChatGPT. Les sources dont tu parles, c'est quoi les sources idéales sur lesquelles il faut travailler aujourd'hui pour être dans le ChatGPT ? Est-ce qu'il y en a un ? Est-ce que ça dépend des industries ?
Jeremy LacosteÇa dépend totalement des... etc. Ça veut.
Nicolas GuyonDire quoi tout ça ?
Jeremy LacosteAlors effectivement, je pense que tu fais référence aux grandes études qui sont partagées, et c'est notamment des études qui viennent des États-Unis, et donc l'inconvénient de ces études, c'est qu'elles ont tendance à moyenniser les échantillons. Et donc, quand tu lis ces études, tu l'as dit en préambule, il faut faire du Reddit et du Wikipédia, et il faut communiquer sur les médias américains. Alors déjà, ils sont américains, ces études, elles sont américaines, donc il y a un premier biais. Deuxièmement, Reddit, moi j'ai toujours été... par écalcitrant parce que c'est pas ma fonction, mais en tout cas je veux dire, attention Reddit en France c'est moins de division qu'aux Etats-Unis, le contenu Reddit qui ranque en France c'est du contenu qui est traduit des Etats-Unis vers le marché français, donc il y a peut-être un écalage entre les sujets de préoccupation, et surtout on a vu qu'en fait dans les outils de mesure on a tendance à surpondérer Reddit parce que Reddit c'était beaucoup de résultats qui apparaissaient entre la position 20 et la position 100 de Google, et on voit que dans la façon dont fonctionnaient les outils de restitution, ils avaient tendance à surpondérer ou à survisibiliser Reddit, en tout cas à lui donner un point qu'il n'avait pas. Donc je dis juste que Reddit c'est une feuille blanche à travailler mais ça dépend aussi de son industrie, etc. En revanche, ce qui fonctionne c'est quelque chose de complètement différent à SEO. Une équipe SEO, une équipe search, historiquement elles travaillaient quoi ? Elles travaillaient l'optimisation du site internet de son client ou de l'annonceur pour lequel elles travaillaient, basta. Avec l'LLM, c'est un paradigme qui saute. Le site de l'annonceur ou du client, c'est une des composantes qu'il faut optimiser en référencement. Il faut optimiser toutes les plateformes web qui mentionnent la marque du client. Les médias spécialisés, c'est un bon terrain de jeu. Pas trop au grand public, c'est-à-dire qu'il vaut mieux travailler des médias spécialisés. On va plutôt travailler l'argus de l'assurance que le Figaro par exemple.
Nicolas GuyonDonc mettre l'accent sur des médias spécialisés, ça c'est une recours en tout cas.
Les 15 agents GPT d'Eskimoz
Jeremy LacosteAvant, on cherchait un backlink, un achat de liens, et on récupérait l'autorité d'un site vers un autre. Ce qui fonctionne bien, c'est d'avoir un article. payé ou pas payé. Si c'est pas payé, tant mieux, mais si c'est payé, c'est du RP classiquement, d'avoir un article fait par l'Argus de l'assurance sur sa marque ou en tout cas sur une comparaison sur quels sont les meilleurs insureurs pour les jeunes diplômés, pour tel vertical, etc. Ça, c'est de l'or en barre.
Nicolas GuyonMais ça, c'est de l'or en barre et c'est génial. Et il y a un côté presque un peu ironique ou paradoxal à se dire en fait, tu vois, Chaque GPT, l'IA et l'automatisation va redonner plus de valeur quasiment au RPL ancienne, tu vois ce que je veux dire ? Au petit bouquin de contenu quoi, c'est marrant.
Jeremy LacosteMoi je pense que c'est une chance pour les médias, c'est-à-dire que la phase du print ils étaient bien contents. de trouver Google qui leur donnait une source de revenus via la monétisation, etc. Mais 20 ans après, ils se sont réveillés en disant, on a peut-être trop donné à Google et donc on est trop dépendants. Et ils ne savaient plus comment s'en sortir. Et là, je pense qu'ils ont une bouée de sauvetage avec l'IA parce que l'IA, effectivement, ça rend plus intéressant la partie brand content, la partie RP, la partie sponsorisation de contenu. Et en fait, on retourne un peu au marketing il y a 20 ans. Et quand je le dis, moi, c'est hyper noble dans ma bouche. Je trouve que c'est quelque chose qu'on aurait dû garder. Le job d'un directeur marketing, c'est pas d'aller chercher le revenu du lendemain, c'est de construire les modalités d'influence de la prise de décision qui fait que lorsque le client est en mode d'achat, il pense à ta marque et pas à celle du voisin. C'est exactement ça le job du Siemens. Sauf qu'on l'a un peu perdu de vue pour plein de raisons, bonnes ou mauvaises, et donc je pense que ça va nous obliger effectivement à avoir ce radar en ligne de mire. Pour répondre à ta question, sur les autres acteurs à travailler, on a les forums. Tout ce qui est acteurs où il y a du verbatim client, où il y a du partage d'expérience, du retour d'expérience, de la notation. Ça, c'est des sources premium que vont utiliser les élèves pour travailler ces fiches Google My Business, les avis de notation, etc. Et la troisième source qui est quand même hyper féconde, c'est la partie réseau social. Sur les réseaux sociaux, il y a deux ans, par exemple, Google a changé sa stratégie en disant maintenant on va accorder de la place sur la page de recherche Google. au contenu des réseaux sociaux, ce qu'ils ne faisaient pas avant. Et comme on le sait, aujourd'hui, chat.gpt, etc. et compagnie, ils s'appuient beaucoup sur l'index Google. C'est-à-dire qu'ils vont finalement aspirer ces informations. Et donc, historiquement, les équipes search, elles n'avaient pas trop leur mot à dire sur qu'est-ce qui était dit sur TikTok, sur Instagram ou autre. vis-à-vis de la marque. Demain, je pense qu'elles vont devoir avoir l'intérêt stratégique à travailler avec les équipes marques ou les équipes communication de la boîte dans laquelle elles travaillent, pour dire que tout le contenu que vous produisez est vu sur TikTok, mais aussi par écocher les vues sur Google et sur les LLM.
Nicolas GuyonEt Meta a ouvert aussi là-dessus justement.
Jeremy LacosteInstagram en juillet 2025, notamment les pages Facebook, etc. Il y a tous les acteurs X qui sont aujourd'hui visibles sur ces moteurs-là.
Nicolas GuyonOK, donc ça, c'est ça, c'est super intéressant. Qu'est ce que tu penses de la multimodalité? Je veux dire le fait d'avoir ta marque qui est citée dans une vidéo YouTube, une vidéo à Instagram. Il y a les commentaires qui peuvent en parler, mais est ce que la vidéo, elle est interprétée ou est ce que tu penses qu'elle va être interprétée et permettre aux LLM d'extraire de l'information dessus?
Jeremy LacosteEn bas, tu as toujours de Google aujourd'hui. Une page de recherche sur Google contient un élément créatif, manière et ou vidéo. Ce qui n'était pas le cas il y a 2 ans. Donc aujourd'hui Google on dit toujours c'est la fin de la page avec les 10 liens bleus. Ça fait déjà longtemps que c'est fini en fait. Une page Google c'est pas 10 liens bleus.
Nicolas GuyonUn lien de recherche Google sur deux...
Jeremy LacosteUne page de recherche où tu as 10 liens. Une fois sur deux, tu as des éléments créatifs. C'est-à-dire vidéos, blocs images, etc. Ce n'est pas mes chiffres, c'est les chiffres de CM Rush qui sont visibles et qui sont mis à jour chaque mois. Aujourd'hui, c'est déjà un média qui doit être pensé et intégré aux stratégies de référencement. Je ne parle pas de Google Images ni de Google Shopping, qui mettent en avant ces médias-là. Pas ricochés, mais c'est vrai qu'avec Gemini, ils nous ont montré des positions de Google iMod et iOverview. Sur les requêtes shopping, les requêtes rédactionnelles...
Nicolas GuyonQu'on n'a toujours pas en France.
Jeremy LacosteQu'on n'a toujours pas en France, évidemment. Le village gaulois qui résiste. Sur la partie Gemini, tu as trois quarts de l'écran qui est pris par des vidéos, photos, créations. Aujourd'hui, c'est encore assez loin des équipes Search parce que ça fait 20 ans qu'elles travaillent sur du contenu textuel, rédactionnel, etc. Mais c'est déjà quelque chose qui existe aujourd'hui et qui, demain, va prendre de plus en plus de place. Donc le multimodal, c'est vraiment un truc sur lequel il faut investir.
L'outil de mesure de visibilite dans les LLM
Nicolas GuyonOK, super. Merci beaucoup, Jérémy. Petite question sur ensuite le déplacement du trafic, on va dire. ChatGPT, aujourd'hui, c'est 10% du trafic mondial, où c'était 1% il y a 2-3 ans. Donc on empiète un petit peu dans la part de marché de Google. Après, tu l'as dit, il y a ce AI mode, etc. Ce qui fait qu'au final, En fait, il y a plein d'éditeurs de sites qui perdent beaucoup de trafic. On se dit que c'est même encore plus valable qu'en France où les iModes n'est pas actif. Mais grosso modo, on peut parler de moins 30% de trafic sur des sites, des éditeurs Les éditeurs de sites, tous les médias, la cuisine, le cinéma, tout ce qu'on veut. C'est colossal ce déplacement de trafic. Et pour info, je rappelle pour nos auditeurs, j'ai un chiffre en tout cas là-dessus, c'est Google 13-14 milliards de recherches par jour, chaque GPT quand même 2,5 milliards de promptes par jour. Donc c'est plus qu'une goutte d'eau. Comment est-ce que tu vois ce déplacement de trafic Jerem ?
Jeremy LacostePlusieurs choses. Sur les 2,5 milliards, il y a aussi beaucoup de promptes parasites, qu'il ne faut pas considérer comme des enquêtes, ou CD, je te remercie, etc. En tout cas, la tendance est là. Nous, on publie un baromètre chaque mois depuis janvier sur quelle est la part de trafic générée par l'élève versus le trafic total sur le client. On est passé de 0,22% en janvier à 0,76% ce mois-ci. Donc c'est x3, ça reste assez faible. En revanche ce qui est intéressant, il y a plusieurs choses, c'est ce qu'on appelle le CTR. Le CTR c'est le taux de clics. Sur 100 requêtes sur ChatGPT, combien de fois tu cliques sur un lien ? Aujourd'hui, sur ChatGPT, sur 100 requêtes, tu cliques une fois sur un lien. Sur Google, sur 100 requêtes, tu cliques 30 fois. Donc il y a un différentiel de 30. Par contre, ça veut dire que quand.
Nicolas GuyonMême, Sur Google, tu cliques 30 fois.
Jeremy LacosteEn termes de clics, tu en as beaucoup moins. En termes de requêtes en 30, tu en as beaucoup plus. Le ratio n'est pas de 1 à 30, mais peut-être de 1 à 5 à 7. le gros impact, il va être dans l'évolution des instruments de pilotage de la performance d'une boîte. Classiquement, quand tu fais du marketing, on va suivre le volume de clics, on va suivre le CA généré depuis les leviers classiques qu'on connaît, donc du Google, etc. Et bien ça, c'est amené à se réduire. Et donc, on va avoir de plus en plus du mal à attribuer la performance commercial aux actions marketing parce que quand tu fais une requête ChargeGPT, tu as ta réponse qui est intégrée, tu ne cliques pas, tu vas aller en magasin ou tu vas acheter directement ensuite sur Google ou via une requête naturelle, ça tu ne vas pas pouvoir l'attribuer à ChargeGPT. En revanche, l'intention, la découvrabilité, elle vient de ChargeGPT. Donc ça, ça va être le vrai défi je pense des directions marketing. Donc on arrive de plus en plus vers un monde qu'on appelle zéro clic. Il faut prendre des pacettes. Aujourd'hui sur Google, Le zéro clic c'est déjà 60% des requêtes. T'as 6 requêtes sur 10 qui ne génèrent pas de clic. Soit parce que la réponse est intégrée. Si tu tapes météo Orléans, t'as ta réponse directement, t'as pas besoin de cliquer. Mais c'est aussi parce que des fois la qualité des propositions est assez faible. C'est 60% sous la pression je pense des usages on a eu 10 points de plus de requêtes qui n'ont généré aucun clic parce que Google a déployé AI mode et AI overview mais parce que aussi je pense qu'aujourd'hui on a une habitude qui fait qu'on a une sorte de clic pratique qui doit s'opérer. Le moindre crime qui me vendait, c'est un effort surhumain aujourd'hui, ce qui n'était pas le cas il y a 10 ans. Et donc des fois, tu te concentres juste du titre et de la méta-description, puis ça suffit pour faire l'affaire.
Nicolas GuyonBien sûr. Est-ce qu'il faut avoir le courage aujourd'hui, vraiment ? Est-ce que c'est un exercice que tu pousses tout le monde à faire, de monitorer sa présence dans le fait de GPT sur certaines requêtes ?
Jeremy Lacoste100%. Si tu ne le fais pas, tu passes à côté du sujet. C'est souvent une bonne façon de commencer à en faire un objet central de l'organisation. Nous, ce qu'on a fait, et cette conviction est forte, c'est qu'on a créé un outil interne. C'est ça.
Nicolas GuyonL'élément king.
Jeremy LacosteC'est ça. Je ne me rappelle plus ce qu'on avait parlé, mais c'est l'élément king. Tu as raison. Qu'on met à disposition de 100% de nos clients, et même les clients qui ne veulent pas payer dessus, on leur met à disposition en façon limitée, parce qu'on se dit qu'il faut qu'il y ait une prise de conscience. On veut qu'ils voient la donnée, qu'ils se disent si ils sont à la rue ou pas. Cet outil permet de mesurer sa visibilité.
ChatGPT perd 2 euros pour chaque euro gagne
Nicolas GuyonDe manière un peu anonyme aussi, parce que je pense que c'est intéressant, pas comme si c'était moi que je travaille pour la marque, donc un peu plus objective, ça va me donner ma position dans les LLM.
Jeremy LacosteC'est de manière randomisée, on va reproduire les 10, 20, 100 prompts qu'on a identifiés comme étant pertinents et on va les faire tourner chaque jour, etc. et avec des IP différentes, etc. pour éviter les effets de biais, les effets de répétition qu'on peut avoir où on encapsule l'historique de recherche. En revanche, là aujourd'hui où on n'est pas bon dans le marché parce que techniquement c'est pas possible, c'est qu'on n'a pas le volume de requêtes associé. C'est-à-dire que les promos qu'on va définir, on ne sait pas à quel point ils sont utilisés de façon fréquente ou non fréquente, ce qui n'est pas le cas sur Google. Sur Google, tu as les volumes de mots-clés qui sont associés donc tu peux te dire, si je suis dans l'assurance, a priori je sais que ma top requête c'est assurance auto, souscription assurance auto et simulation assurance auto. Sur ChatGPT, assurance auto, personne ne le tape a priori, mais ça va être plutôt des une volumétrie très importante de longues requêtes sur la meilleure assurance auto pour un jeune diplômé qui habite en Lyon, etc. Pourquoi on n'a pas accès à ce volume ? Les API ne sont pas ouvertes, mais je pense que ça va changer. cette plateforme payante pour faire du SEL. La seule façon de convaincre des annonceurs de payer, c'est de leur associer des volumes. Il n'y a aucun annonceur qui va dire je vais faire du sponso sur Tchadupété si je ne connais pas le volume de tel et tel prompt, si je ne connais pas le potentiel marché de ce prompt, etc. Donc je pense qu'ils vont mettre à disposition cet outil sur 2020, puisque c'est dans leur roadmap de proposer cette plateforme de monétisation.
Nicolas GuyonAlors ça c'est très intéressant Jérémy, donc tu nous le confirmes, toi t'es bien renseigné là-dessus. Au début Sam Altman avait dit qu'il était contre en tout cas, philosophiquement, en tout cas les ads dans le ChatGPT. Ce que tu nous dis c'est que c'est quelque chose qui pourrait arriver dans les mois qui viennent.
Jeremy LacosteJ'ai même écrit un article là-dessus sur la merdification.
Nicolas GuyonÀ mesure.
Jeremy LacosteQu'Une plateforme ou qu'un service se démocratise, il tend à perdre en qualité. L'exemple, on a tous des exemples, c'est Facebook, c'est Netflix, etc. Et je pense que ChadJPT est typiquement croisé de ces chemins. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, ils ont de l'argent à flots, c'est de l'argent magique, etc. Donc ils crament et ils misent tout sur l'expérience et sur le fait de capter un marché quitte à ne pas être rentable. Demain, comment on va leur demander effectivement une trajectoire de rentabilité ? ils vont devoir monétiser leurs services plus qu'aujourd'hui. À date, ils le monétisent de deux façons. Ils le monétisent via les abonnements, et c'est plutôt malin d'avoir fait ça, et via l'utilisation de leur API. Je schématise.
Nicolas GuyonOui, tout à fait. 70% sur les abonnements, 30% via l'API aujourd'hui, sur le chiffre d'affaires de CHGPT, tout à fait.
Jeremy LacosteEt donc, à date, on voit que c'est un modèle qui, malgré le flux, finalement, ils arrivent à générer plusieurs milliards, mais c'est un modèle qui perd plus qu'ils ne gagnent. Pour chaque euro gagné, ils en perdent deux, grosso modo. Ce qui n'est évidemment pas viable. Et donc, c'est pour ça qu'on a vu, il y a un document financier sur leur trajectoire 2026-2030 qui a futé, où on voit une ligne marquée 2026, monétisation des free users. Moi, travailler dans la pub, mon utilisation des free users, je comprends très bien ce que ça veut dire. Ça veut dire qu'on va avoir une sorte de web à deux vitesses, un peu comme YouTube le fait. C'est-à-dire que tu payes ton TGPT Premium, tu n'auras pas de pub. Mais ceux qui ne payent pas, ce qui est là où se trouve la masse d'utilisateurs, ils vont sûrement avoir des pubs. de quelle façon, comment, etc. Ça, c'est la grande question. Comme tu le sais, Peplexity a lancé la partie pub il y a un an. Échec total. Aujourd'hui, c'est 50 000 dollars générés par Peplexity en pub en un an. C'est calculé, c'est 0,01% de leur CA sur l'année. Ils l'ont lancé en bêta sur 20 ou 30 annonceurs. Ils ne savaient pas trop quel modèle, ils passent en parobus.
Nicolas GuyonAprès, monétisation des free users, c'est passionnant. Monétisation des free users, moi, je le voyais différemment tu vois je me disais est-ce que t'es pas plutôt sur une commission d'affiliation tu vois bon aujourd'hui on voit qu'ils nous sortent le check out dans le chat gpt tu vas pouvoir acheter des produits directement via notamment les accords qu'ils ont avec stripes qu'ils ont construit potentiellement je suis utilisateur gratuit mais j'ai renseigné ma cb dans le chat gpt je vais m'acheter une paire de chaussures chez eram chaque gpt prend une petite com d'affiliation je pense que si.
Jeremy LacosteLe fameux ctr est à 1% c'est à dire qu'ils vont pouvoir monétiser moins de 1% c'est à dire que le gros des effectifs il est sur la requête il est sur le prompt si tu as que 1% qui clique et après sur 1% il n'y a peut-être que 1% ou 10% qui achètent tu vois ce que je veux dire, leur entonnoir de vente ou de monétisation il est très faible finalement.
Nicolas GuyonMais je te dirais, je te dirais ça. Non mais attention, on verra, on verra justement et ça va être très intéressant de suivre ce qui se passe. Mais ce que je me dis, c'est que si par contre ils arrivent à vraiment progresser sur leurs solutions et que ChalGPT devient par exemple incontournable, tu vois, sur me trouver le vol le moins cher qui répond à mon besoin, tu vois, pour partir en Égypte en avril prochain. Tu vois, si je fais confiance une fois à un GPT que je sais que j'ai le moins cher, un petit peu dans la manière des GPT dont on parlait tout à l'heure, je l'utiliserai de manière systématique. La première fois, je vais être sceptique, c'est un montant important, mais s'ils me font un bon boulot par rapport à ça, il est tout à fait possible que Tu vois, t'as une conversion qui soit plus importante parce qu'on se fie, tu vois, plus à ChatGPT sur ce type de recherche. Et tu vois, un billet d'avion, on sait que c'est quelque chose qui est plutôt... qui vaut cher, on va dire, pour un gros panier. Donc, je pense qu'on va voir.
La monetisation publicitaire prevue des 2026
Jeremy LacosteEt pourquoi on se fie ? C'est parce qu'on a fait une étude avec Ipsos sur l'évolution des usages de la recherche en France. Et il y a deux choses qui sont hyper intéressantes. À quel point vous êtes dérangé par la publicité sur les différentes plateformes que l'on vous liste ? Donc les moteurs de recherche, les IA, etc. Et en fait, il y avait le même nombre de personnes que vous. Il y avait 33% qui voulaient dire.
Nicolas GuyonJe suis très dérangé. En tout cas, je peux te dire un truc, je suis très dérangé sur Prime Vidéo.
Jeremy LacosteOuais, c'est ça. C'est le mien.
Nicolas GuyonC'est l'enfer. À chaque fois avec ma femme, on se regarde, on fait non, c'est pas possible.
Jeremy LacosteT'es dans ta série.
Nicolas GuyonJe te donne un peu un exemple que je vis tous les jours en ce moment. Sur Insta, tu en prends pas mal.
Jeremy LacosteIl y a trois choses intéressantes. D'une part, 1 tiers des personnes sont dérangées par la publicité sur les moteurs de recherche classiques. A l'inverse, 2 tiers ont accepté ça comme un passage obligé. Et à l'inverse, il y a aussi un tiers des personnes interrogées qui sont dérangées par la publicité sur ChatGPT par Pexity. Chose qui n'existe pas aujourd'hui, ces publicités. Et donc, tu vois, c'est-à-dire que mentalement, ils ont dit « OK, le schéma qui existe sur Google, il est présent sur ces moteurs-là, c'est ce qu'il faut. Et donc, je pense qu'il va y avoir une acceptation. » C'est-à-dire que c'est là où moi, je comprends ce truc, c'est que je pense qu'aujourd'hui, si c'est bien amené, et je pense que ça sera bien amené par ChatGPT, il va y avoir une acceptation assez facile. Alors peut-être les premiers, comme d'habitude, c'est-à-dire que Les premiers à PQ vont être indignés en disant que j'ai trahi sa promesse d'origine et que je ferai sûrement partie d'eux. le gros du marché va être plutôt ok avec l'idée qu'il y aura des publicités sur le change d'IPT et donc ce serait une erreur stratégique de ne pas le faire. Par contre effectivement il faut l'amener etc. Et d'ailleurs il y a une offre d'emploi, on l'a vu, t'as dû la voir, ils sont en train de recruter une équipe pour créer une plateforme de monétisation. Donc c'est là où je pense effectivement ils vont jouer cette carte, ils vont la jouer à fond.
Nicolas GuyonEt je te rejoins, et ce que j'ai vu en tout cas aussi hier, c'est qu'il y avait un truc, je te rejoins complètement, regarde ce que j'ai vu moi, Vap'n'Roll Thierry ! Il me semble que c'est 20% des effectifs d'OpenAI qui sont des anciens META, ce qui peut être problématique au niveau de la culture d'entreprise et tout ça. Mais de l'autre côté, META, en tout cas sur exemple et modèle sur la monétisation de Facebook et d'Instagram, on sait très bien où ils sont allés et que ça cartonnerait dessus.
Jeremy LacosteEt le bon exemple c'est Amazon. Amazon ils sont gagnants sur une table, ils sont gagnants à la fois sur la partie affiliation, c'est-à-dire que si tu vends en organique via Amazon, ils prennent une commission, comme en train de le faire Badger GPT avec Stripe, c'est l'exemple que tu passages. Et ils ont lancé leur division publicitaire il y a une dizaine d'années, qui aujourd'hui génère plusieurs dizaines de milliards à telle enceine que c'est la source de revenu numéro 3 de la boîte. Donc tu vois, moi je pense que tu peux faire les deux ponts assez facilement.
Nicolas GuyonBien sûr. Merci, Jérémy. Donc, en tout cas, c'était très bien ton article sur la merdification, il faut le dire, inspiré de Cory Doctorow, qui est quand même une référence. Mais je vais juste sur ce que tu avais dit, parce que ça, c'est quand même, je trouve, assez fantastique dans la tournure. On attendait les GI, finalement, on a eu du porn et des ads. Alors, pourquoi est-ce que je dis ça ? On a tourné les GI, on a eu du porn et des ads. Pourquoi est-ce que je dis ça ? Parce qu'en effet, les ads, on en parle depuis cinq minutes ensemble, et le porn fait référence, en tout cas aux fonctionnalités du chatbot sur l'érotique qui a défrayé un petit peu la chronique avec ChatGPT il y a quelques semaines.
Jeremy LacosteC'est intéressant, dans ce genre d'aventure, quand tu prends la parole, tu dois à la fois te prononcer vis-à-vis des investisseurs du marché et vis-à-vis des utilisateurs finaux. D'un point de vue narratif, ils sont obligés de nous vendre le grand récit de la transformation de la société et de l'arrivée de l'intelligence artificielle généralisée. Cette année, il y a eu quand même quelques couacs chez OpenAI, qui est une boîte fabuleuse. Je ne remets pas ça en cause, mais il y a des choses en termes de délivery, et donc ça te ramène quand même à la petitesse de l'humain et des contingences d'une boîte. C'est-à-dire que tu as suivi plus que moi sur le déploiement de GPT-5, ou même de Sora 2. Qu'est-ce qu'ils vont faire de cet objet réseau social, qui aujourd'hui me paraît un poil manqué, alors peut-être que ça va être un succès plus tard, mais j'ai l'impression qu'aujourd'hui il s'est positionné de façon... Ils l'ont fait pour le faire et c'est assez brumeux de mon point de vue. Donc voilà, je pense qu'il faut être un poil modeste. Et sur la partie de l'Edge AI que tu mentionnes, c'est intéressant parce que tu as une vidéo de, je crois que c'est Larry Page, le fondateur, l'un des co-fondateurs de Google en 2000, qui parle de l'Edge AI déjà, en 2000. Disons nous Google, notre ambition c'est l'intelligence artificielle généralisée, etc. 25 ans après, ce qu'a fait Google c'est incroyable. On est quand même loin de ce niveau d'ambition. Il y a un peu ce côté récit, prophétie autoréalisatrice. Il faut qu'on en parle pour que ça advienne. Je pense qu'on est à des années-lumière encore.
Nicolas GuyonBien sûr. Tout à fait d'accord, merci Jérémy. Petite question sur, tu en parlais en intro mais donc on parle aussi en ce moment tu sais c'est dead internet theory, la mort d'internet, maintenant qu'on a plus de contenu qui est généré que contenu qui est créé par l'être humain, comment est-ce que tu vois les choses toi sur ce futur d'internet à l'heure de l'IA ?
Le contenu IA vs contenu humain en SEO
Jeremy LacosteÇa me fait penser un peu à la mort de Google. Depuis 25 ans, on appelle à la mort de Google à chaque rupture technologique. On voit qu'il y a toujours un décalage entre l'évolution des usages et les discours. Sur la mort d'Internet, c'est quelque chose qui a peut-être arrivé. Honnêtement, aujourd'hui, 95% du business est sur Internet, en tout cas sur le cloud que j'accompagne, et il est sur Google. Il y a une state qui m'intéresse beaucoup, c'est comment se comportent les utilisateurs++ de GCPT. Est-ce qu'ils abandonnent Google au profit de GCPT ? Ce n'est pas du tout ce qui se passe. Ceux qui utilisent beaucoup de GCPT, c'est aussi ceux qui utilisent beaucoup Et donc il y a presque un effet cumulatif, c'est-à-dire que c'est des profils qui sont dans une dynamique de recherche, de comparaison qui est très importante par rapport à la webmarché. Donc moi je pense, et je pense que l'exemple des réseaux sociaux c'est un bon exemple, l'arrivée d'un nouveau réseau social n'a pas tué l'ancien. C'est-à-dire qu'aujourd'hui Meta il fait encore plus de profit qu'avant, YouTube a réalisé sa meilleure année aujourd'hui alors qu'il a en face TikTok qui est un monstre incroyable. Et donc je pense qu'effectivement Il risque d'y avoir des cycles d'évolution sur Internet et un gros truc qui va changer c'est que jusqu'à présent on travaillait les sites pour être lu par des humains et un peu par les robots Google. Peut-être qu'aujourd'hui effectivement la ventilation va peut-être évoluer et plus en plus on va réussir à intégrer la dimension. Il faut que mon site soit crawlable, indexable, compréhensible ou compris en tout cas par les robots. En aucune façon, il faut arrêter d'écrire pour les humains. Ça reste l'ère de la guerre. Et dans 5 ans, on verra, mais je mets mon billet, que ça restera quand même l'usage principal. On a des discours en disant que c'est la mort des sites internet, la mort du web. Moi, je n'y crois pas du tout. C'est des usages qui vont se supposer. Ça ne veut pas dire que les agenriens ne vont pas nous aider pour des tâches spécifiques, mais je suis assez partisan de l'effet cumulatif des ruptures.
Nicolas GuyonBien sûr. Non mais t'as raison et quand je t'écoute je me dis, tu sais, moi je teste bien en ce moment le ChatGPT Atlas, le navigateur de OpenAI, mais pour te dire, en fait je me sers souvent de Google dessus pour arriver sur un site alors que je suis dans cet environnement à la base OpenAI sur un moteur Chromium. Donc je comprends très bien. Jérémy, une petite question pour aller un cran plus loin. Merci pour tout ce que tu nous as partagé et bravo parce que Eskimoz est un acteur de référence sur ces sujets et je pense qu'il va le rester. Le futur du GEO, toute l'expérience que vous avez sur le GEO, je pense qu'elle va vous servir énormément. Pour aller plus loin, peut-être deux sujets dont je voulais parler avec toi, c'était les licenciements.
Jeremy LacosteJe ne sais pas si tu as.
Nicolas GuyonVu, donc pas forcément un sujet joyeux, mais tu nous as donné des news positives tout à l'heure par rapport à Eskimos. Les licenciements, on a parlé de 30 000 employés chez Amazon, 11 000 chez Accenture. La liste, elle est longue, 48 000 chez UPS. On voit en tout cas en ce moment qu'il se passe quelque chose sur les derniers mois. il y a quand même énormément de licenciements qui sont mis sur le compte de l'IA. Comment est-ce que tu vois ça ? Comment tu ressens toi l'impact job-IA ?
Jeremy LacosteMoi je vais être un peu éconoclaste, mais j'ai l'impression que c'est la bonne excuse l'IA. Sur ces boîtes-là, si tu prends un peu l'histoire sur 10 ans, 15 ans, la partie lay-off c'est hyper intégré dans leur culture et sur des cycles très fréquents à base de niveau licencié par palette entière des employés très méritants et pareil sur les GAFAM etc. Avant, ils le faisaient sans trop d'arguments. L'argument principal, c'est de dire qu'on a trop recruté avec le Covid et qu'on dégraisse un peu le mammouth. Là, ils ont trouvé un peu le nouvel argument « sûr ». Et je pense que ça plaît au marché, ça plaît aux investisseurs. La vérité, c'est qu'il y a une étude, j'allais dire le MIT, mais je ne suis pas certain, donc je préfère ne pas dire la source, qui disait que grosso modo, sur toutes les ruptures technologiques, il faut attendre dix ans pour voir l'impact sur l'emploi. Effectivement, peut-être de façon très pragmatique, très ponctuelle, sur une, deux, cinq entreprises, il va y avoir un impact immédiat. Je pense à Klarna qui avait même fait une position. C'est-à-dire que le boss avait dit, OK, moi, je vais licencier tout mon service client parce que l'IA fait mieux. Puis après, six mois après, il a dit, je vais quand même rembaucher une grande partie parce que l'IA ne fait pas mieux. C'est-à-dire que si tu sors de ces cas vraiment très spécifiques où presque ça tient de la culture ou du positionnement, Ma petite expérience n'est peut-être pas universelle, mais j'ai l'impression qu'aujourd'hui, on n'est pas sur des grands cycles de licenciements, on est peut-être sur des hésitations. La frilosité sur le marché français n'est pas liée à l'IA, elle est liée au contexte poétique d'instabilité où tu as du mal à te projeter. C'est plutôt ça l'argument numéro 1. Pourquoi les boîtes ont du mal à se projeter ?
Le robot humanoide NEO a 499 dollars par mois
Nicolas GuyonJe suis assez d'accord avec toi. Je pense qu'il ne faut pas oublier qu'on n'est que trois ans après ChatGPT. Quand on a des études qui nous montrent une baisse des jobs sur les trois, quatre dernières années, ce n'est pas vraiment valide. En vrai, les premiers mois de ChatGPT, il ne s'est pas passé grand-chose. Et la première année non plus, c'est ce que tu disais. On était sur du bricolage, de l'expérimental. Après, c'est On va voir ce qu'il se passe, mais je pense que tu as raison, il faut se mettre un peu plus sur le temps long. Et oui, on fait porter aussi une grosse responsabilité. On met beaucoup de choses sur le compte de l'IA aujourd'hui. Tout à fait. Autre news que je voulais aborder avec toi, je ne sais pas si tu as vu hier, on a eu One X, donc une entreprise de robotique qui a annoncé la livraison de son robot NEO, donc un humanoïde très sympathique qui fait 28 kg. On le voit, le NEO, il a un design assez incroyable. On pourrait penser un petit peu à un produit Apple. Et ils nous ont dit qu'en fait, ce robot NEO, il allait être livré dès 2026 aux États-Unis. peut-être fin 2026 ou 2027 en Europe. C'est assez dingue, c'est la première fois qu'on voit un robot humanoïde aussi performant comme ça qui... aussi près d'être livré et il pourrait nous faire des tâches de ménage, de cuisine, toutes les activités qu'on peut faire à domicile. Tu peux le précommander pour 200 dollars de déposite et ensuite tu l'auras pour 499 dollars en abonnement par mois ou sinon un achat un petit peu en anticipé pour 20 000 dollars. Ça fait un petit peu l'effet d'un boom. On en parle beaucoup. Donc là, j'ai vu plein de gens qui sortent des trucs sur X. Je garde encore un peu ma femme. À ce prix-là, elle a plus d'options. Attention, c'est vraiment du second degré. L'histoire de Terminator et de iRobot commence. Et après, un détail qu'on m'a rappelé et que j'avais un petit peu oublié, moi, en faisant mon déposit hier, Les NEO sont potentiellement téléopérés. Il peut y avoir quelqu'un derrière qui prend la main, pas forcément de manière systématique, mais si le robot a un souci ou s'il y a une manipulation difficile à faire. Donc quelqu'un qui est avec un casque VR et qui se retrouve téléporté chez toi via l'intermédiaire du robot. Comment tu vois ça toi, Jérémy, la robotique humanoïde ?
Jeremy LacosteJe suis rarement dans la posture morale à préjuger en amont si c'est bien ou pas bien honnêtement. Je suis assez pragmatique dans ma façon d'être et de penser. Chez moi, j'ai tout connecté avec du Google Home. On est loin du robot, mais il y a des choses assez à connecter. Je suis assez partisan de dire testons et voyons à l'usage si ça apporte plus de facilité que de contrainte. Donc non, je suis assez pragmatique. Après, encore une fois, j'ai l'impression qu'on s'affait beaucoup dans les effets d'annonce. Ça me fait penser un peu aux voitures autonomes. Alors, je ne suis pas un expert, mais en tout cas, de la vue de ma fenêtre, où pendant des années, on disait « Tiens, ça arrive demain, ça arrive demain, etc. », c'est en test à Lyon sur un parcours de deux kilomètres sur l'aéroport, etc. La vérité, c'est que c'est toujours en test et ça prend du temps avant d'être déployé. Je pense qu'il y a peut-être un peu, encore une fois, de prophétie autorisatrice où tu as une première entreprise qui sort du bois en disant « Tiens, on est prêt à commercialiser ». Tu vois, au Japon, ma compréhension, c'est que c'est des choses qui existent, alors peut-être pas en nature, mais il y a des robots qui existent, qui aident les patients dans les maisons de retraite, etc. Moi, je suis plutôt neutre par rapport à ça. Je me dis, peut-être qu'à l'usage, ce sera intéressant, mais...
Nicolas GuyonJe comprends ta position. Et après, de tout ça, on peut se dire, waouh, encore un truc en plus et voir une accélération incroyable. Ça va être très intéressant de suivre si vraiment on a cette accélération sur les robots humanoïdes, en tout cas au domicile des personnes et dans les entreprises en 2026. En tout cas, franchement, ça serait un changement de monde assez incroyable. On va suivre ça avec beaucoup d'intérêt. Merci, Jérémy. Deux petites questions de fin. AGI, super intelligence. Qu'est-ce que tu penses de ces concepts ?
Jeremy LacosteCe que je disais un peu tout à l'heure, c'est que je pense que c'est des concepts qui ont besoin d'exister et d'être animés, c'est-à-dire que ça nous donne quand même une vision cible. C'est un peu la théorie américaine, c'est-à-dire qu'il faut avoir des grands discours un peu prophétiques, très lointains, mais qui permettent quand même de susciter l'adhésion et d'avoir un grand récit, et je pense que c'est intéressant d'avoir ça.
Nicolas GuyonPar contre, il faut y mettre de la mesure.
Conclusion et recommandations films
Jeremy LacosteExactement. Avoir un truc, tu sais que c'est loin, tu sais que c'est difficile, etc. Mais si tu ne donnes pas cette vision-là, tu ne fais pas les premiers steps un peu durs. Et donc je pense que c'est intéressant et je pense qu'il y a aussi un intérêt un peu économique aussi à mettre en place cette vision parce que ça mobilise les ressources, ça mobilise les forces vives et puis tu arrives à avoir effectivement des investissements que tu n'aurais pas forcément eus si tu te disais juste je propose une feature d'un agent conversationnel qu'on aurait pu avoir il y a 5 ou 10 ans sur un chatbot un peu évolué. Tu vois, le fait de le vendre de cette façon, ça permet effectivement de débloquer des freins, puis de susciter l'adhésion sur un grand discours. Après, je pense qu'il ne faut pas se laisser griser. Et encore une fois, on est tous dans le détout d'air, toujours le jour, et on voit bien qu'on est à des années-lumières de ça. Tu vois, je parlais de mon Google Home. Alors, il n'est pas très intelligent, mon Google Home. Il a du mal à comprendre quand je parle, etc. Sur THDPT, pareil, on a tous effectivement des choses qui, des fois, nous perturbent un peu sur des qualités, des fois, assez variables de résultats. Je pense qu'on est encore assez loin sur cet objectif qui me paraît plutôt bon à avoir en ligne de lire.
Nicolas GuyonMerci, Jérémy. Dernière question. Un livre, un film de science-fiction, si possible, à nous recommander ?
Jeremy LacosteJe suis assez signifiant en ce moment. J'en ai vu deux, récemment. Deux films français d'ailleurs, sur l'IA.
Nicolas GuyonJe crois que tu peux revenir, vas-y.
Jeremy LacosteJ'ai Dalloway. que j'ai vu avec Cécile de France, qui est belge, comme on ne peut pas le deviner. C'est intéressant parce que c'est une maison d'artistes qui est 100% managée par une IA. Chaque artiste est dans un appartement isolé. Il a une IA propriétaire. Cette IA D'ailleurs, on comprend que c'est une sorte de Google qui gère ça. Et en fait, ils butent sur la frontière émotionnelle. C'est-à-dire qu'ils disent, on a créé une super-IA qui a un petit côté autiste, ceux qui le disent, c'est pas moi, qui est très bonne sur des choses très factuelles, mathématiques, scientifiques, etc., mais qui est complètement à la rue sur la partie émotionnelle. Et donc, c'est grâce à cette maison où ils sont connectés à des artistes, qui veulent faire franchir cette frontière émotionnelle, intuitive à l'IA. Et en fait, l'IA, le nom du film, ça aspire comme une tique, finalement, les variations, les fibres de l'artiste. Donc ça, moi, j'ai trouvé hyper intéressant. En plus, c'est un film français, donc j'aime bien le cinéma français. Et le deuxième, c'est Chien 51.
Nicolas GuyonC'est celui que j'attendais aussi.
Jeremy LacosteC'est pour ça que je l'ai gardé à la fin.
Nicolas GuyonJ'ai une lelouche, là, c'est ça.
Jeremy LacosteVoilà, avec Adele, avec Sam Cruise, etc. Enfin bref, c'est la bande un peu moins bien que ses deux derniers films, mais on est dans un Paris un peu ukrainien qui est divisé en trois zones. où on ne peut pas passer d'une zone à l'autre, etc. Le ministère de l'Intérieur a déployé un système de Big Brother où tout le monde est fiché, pulsé, etc. Il y a des drones qui circulent de partout, qui capturent le visage des suspects, et qui interviennent sans forme de jugement, de façon un peu dure. Je n'ai pas d'approche catastrophique de l'IA, mais j'aime bien pousser la logique jusqu'au bout.
Nicolas GuyonDonc deux Cédric réalisateurs, Cédric Jiménez avec Gilles Lelouch. Et je pense que c'est intéressant. En tout cas, ça permet de se poser des questions et de les incarner, de les représenter. Et c'est top qu'on ait ce cinéma français qui nous propose deux films comme ça à l'affiche en ce moment sur ces sujets incontournables. C'est très bien parce que comme il y a aussi Ares de Tron, Oui j'ai vu aussi. Alors vas-y, t'es fort.
Jeremy LacosteMoi j'en ai vu aucun des trois.
Nicolas GuyonJ'Ai pas eu le temps, je voulais y aller. C'est très fort. Mais je crois qu'il est un peu dystopique le Ares, son titre.
Jeremy Lacoste100% oui.
Nicolas GuyonC'est bien d'avoir aussi cette alternative française. Trop bien. Jérémy, un grand merci pour ta présence. C'était passionnant d'avoir un expert comme toi sur ces sujets de GEO, sur ce qui va se passer en tout cas sur la recherche sur Internet, la présence des marques. On peut te suivre sur LinkedIn. On peut suivre aussi Eskimos, évidemment, ton agence. Je trouve que tu fais du super contenu sur ces sujets GEO et pour moi tu es un peu une des références en France donc bravo. Merci de nous avoir partagé tout ça. Je pense qu'on peut encourager nos auditeurs et nos spectateurs parce que j'ai Elles encouragent toutes les semaines à aller s'abonner sur YouTube, mais on peut les encourager à comptoir hier. On peut les encourager aussi peut-être à aller tester leur marque sur votre outil de LLM Ranking. Je pense que ce serait intéressant pour eux. Première étape, c'est la première étape pour commencer à mesurer un petit peu notre présence pour l'améliorer par la suite.
Jeremy LacosteTout à fait. Et puis, au moins téléchargez les baromètres sur leur industrie. Comme ça, ils verront tout de suite comment se positionnent les concurrents. Donc, ça donne une première touche intéressante.
Nicolas GuyonMagnifique merci beaucoup jérémy et à très bientôt salut.
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Nicolas Guyon
Formateur IA & Expert en Intelligence Artificielle Generative
Animateur du podcast Comptoir IA (160+ episodes, 50 000 ecoutes/mois), intervenant BFM Business et ambassadeur du Plan National IA, Nicolas accompagne les entreprises et les independants dans leur adoption de l'IA generative pour transformer leur activite. Ses formations IA en entreprise couvrent les fondamentaux de l'intelligence artificielle jusqu'aux cas d'usage avances de l'IA generative.
Ses clients : Hermes, Naval Group, ERAM, Arkopharma, Puig, CESI, SANEF...
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